L'Association "Du vert dans ma vallée" à peine remise de sa lutte contre une antenne 5G en plein coeur du village, à côté de l'école, est à nouveau en guerre contre un nouveau projet validé par la Maire.
L'historique
En 2024, un projet d’antenne 5G porté par la mairie pour Bouygues voyait le jour à Vert. Prévu sur le terrain de sport au centre du village, il a soulevé l’opposition des riverains qui, soutenus par une grande partie des habitants, ont obtenu le retrait du projet.
Mais la menace restait présente : « Si ce n’est pas nous qui le faisons, ce sera chez un particulier et nous ne pourrons rien faire » avait prévenu la maire.
Bouygues, le retour !
Août 2025 : nous apprenons incidemment qu’un nouveau projet Bouygues est en cours. Cette fois, ce sera à la sortie du village, en bordure de la route de Soindres, en plein milieu du coteau, une antenne de plus de 25m telle une verrue sur notre belle vallée.
Comme en 2024, le dossier a été monté en toute discrétion et dans l’illégalité : pas de Dossier d’Information Mairie qui aurait permis l’information, voire même la consultation des habitants ; pas d’affichage légal du dépôt de la demande ; un avis municipal totalement vierge de toutes les remarques que la mairie aurait pu et même dû faire figurer.
Ainsi, auraient dû être mentionnés le projet de 2024, l’impact visuel monstrueux contraire aux prescriptions du PLUi qui demande à de nombreuses reprises le respect de l’environnement et des paysages et surtout l’étude en cours qui vise à classer tout ou partie de la vallée de la Vaucouleurs comme paysage remarquable à préserver.
Comme en 2024, on ne sait pas à quels besoins ce projet répond. Seul Bouygues est demandeur, et il représente 10 à 12% des usagers.
On ne sait pas non plus si une mutualisation sur les antennes existantes a été envisagée ni si d’autres antennes géantes ne pourraient pas pousser comme des champignons sur le territoire de la commune.
Bouygues est l’un des utilisateurs d’antennes Huawei, fournisseur suspecté d’espionnage. Il devait effectuer le remplacement de ces antennes avant 2028 et a obtenu un report à 2032.
Donc utilise (installe ?) toujours Huawei. Les modèles Nokia et Ericsson sont, semble-t-il, beaucoup plus performants (5km) et permettent un maillage nettement plus large du territoire, évitant ainsi les forêts d’antennes qui fleurissent un peu partout. Le projet Bouygues tient-il compte de ce paramètre ? Nul ne le sait, la marque de l’antenne n’est pas indiquée dans la déclaration préalable. Dans le DIM, peut-être ? Ah, zut ! nous n’avons pas le DIM.
Il est également beaucoup question d’une téléphonie par satellites qui rendrait les antennes caduques. Où en est-on ?
Sans oublier le risque que représenterait un pylône en plein dans un virage à 90°.
Et la suite ?
Compte tenu de tous ces éléments, une pétition en ligne a déjà recueilli plus d'une centaine de signatures
Nous avons également déposé en mairie un recours gracieux demandant l’annulation de l’arrêté municipal qui autorise le projet, compte tenu du non-respect du PLUi.
Et surtout, nous demandons que soit organisée, avant tout nouveau projet, une concertation avec les usagers du territoire (habitants, associations, mairie… et les opérateurs de télécommunication concernés) car beaucoup trop de questions restent sans réponse, qui concernent Vert mais aussi toute la vallée de la Vaucouleurs où la politique d’implantation d’antennes 5G semble plutôt relever du chacun pour soi anarchique que d’une réflexion cohérente de l’ensemble des partenaires.
SIGNEZ LA PETITION POUR EMPECHER LA VALLEE D'ETRE DEFIGUREE
Analyse du PLUi MODIFIE ET APPROUVE PAR DELIBERATION DU CONSEIL COMMUNAUTAIRE LE 20/12/2023
Règlement de la zone AV :
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Dans son chapitre 1 – article 1.2 : Destinations des constructions, usages des sols et natures d'activités soumis à conditions
Dès lors qu’ils sont compatibles avec l’exercice d’une activité agricole ou pastorale du
terrain sur lequel ils sont implantés, et qu’ils ne portent atteinte ni à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages, ni à la circulation des engins agricoles, sont admis les constructions, usages des sols et natures d'activités suivants : (...)
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Dans son chapitre 2 – article 2.1 : L'implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques ou privées
Le choix d’implantation des constructions s’effectue en prenant en compte la topographie du terrain* et du paysage environnant, et en poursuivant un objectif de limitation de leur impact visuel sur le paysage.
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Dans son chapitre 2 – article 2.2 : L'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives
Le choix d’implantation des constructions s’effectue en prenant en compte la topographie du terrain* et du paysage environnant, et en poursuivant un objectif de limitation de leur impact visuel sur le paysage.
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Dans son chapitre 2- article 2.4 : L’emprise au sol des constructions
La localisation de l’emprise au sol* des constructions prend en compte la topographie du terrain* et son caractère arboré, ainsi que le paysage environnant, en cherchant à limiter l’impact visuel des constructions dans le paysage et à préserver les éléments constitutifs de la trame verte et bleue, identifiés ou non au plan de zonage.
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Dans son chapitre 3 : La qualité paysagère et écologique
Article 3.1 : Règle générale
Tous les travaux, ouvrages, installations, constructions ou aménagements de constructions existantes, par leur situation, leurs dimensions, leur conception, leur mode de réalisation, leur aspect extérieur, prennent en compte l'intérêt et la qualité des lieux, des sites, des paysages naturels ainsi que la conservation des perspectives paysagères.
Chapitre 4 partie 1 du règlement (4.1) : insertion du projet dans son environnement
Tout projet relatif à l’implantation d’installations liées à la télécommunication, les antennes et pylônes, sont conçus tant dans leur localisation que leur morphologie pour limiter leur impact visuel dans le paysage et en évitant toute forme de dissimulation mal adaptée (imitation de cheminée aux dimensions excessives, arbre artificiel…)

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